L’UX/UI Design, un pilier historique devenu plus stratégique que jamais
L’UX/UI Design n’a jamais été accessoire.
Depuis les débuts du web, la qualité de l’expérience utilisateur conditionne l’adoption, la compréhension et la performance des services numériques.
Ce qui change à l’horizon 2026, ce n’est pas son importance, mais son niveau d’exigence.
Dans un environnement marqué par :
- la maturité des usages numériques,
- la généralisation du mobile,
- l’automatisation via l’IA,
- la saturation informationnelle,
- et une défiance croissante envers les interfaces numériques,
Dans cet article, notre agence de création de site web à Toulon, vous explique pourquoi l’UX/UI Design devient un levier stratégique central, au même titre que la stratégie produit, la communication ou la gouvernance.
Selon Forrester, une expérience utilisateur bien conçue peut augmenter les taux de conversion jusqu’à 400 % – un chiffre qui rappelle que l’UX n’a jamais été cosmétique, mais profondément économique.
Source : Forrester Research, The Six Steps for Justifying Better UX
https://www.forrester.com/
1. Comprendre les fondamentaux : la synergie entre UX et UI Design
UX Design : l’expérience dans son ensemble
L’UX (User Experience) recouvre depuis toujours :
- la facilité de compréhension,
- la fluidité des parcours,
- la sensation de contrôle,
- la confiance ressentie.
UI Design : la traduction visuelle
L’UI (User Interface) organise :
- la hiérarchie de l’information,
- la lisibilité,
- la cohérence graphique,
- la capacité à guider sans contraindre.
👉 Ce qui évolue en 2026, c’est que les utilisateurs ne tolèrent plus les frictions autrefois acceptables.
Une mauvaise UX n’est plus seulement inconfortable : elle est perçue comme un manque de respect, voire comme un risque.
2. Pourquoi l’exigence UX/UI s’intensifie en 2026?
2.1 Des utilisateurs expérimentés et moins indulgents
- 88 % des utilisateurs ne reviennent pas après une mauvaise expérience
Source : AWS – UX Statistics - 75 % jugent la crédibilité d’une entreprise à partir de son interface numérique
Source : Stanford Web Credibility Project
L’UX/UI devient souvent le premier acte de crédibilité d’une organisation.
2.2 Un levier économique déjà prouvé, désormais incontournable
- 1 € investi en UX génère en moyenne 100 € de retour
Source : Nielsen Norman Group - Une UX optimisée réduit les coûts de support de 20 à 30 %
Source : McKinsey Design Index
👉 En 2026, ne pas investir sérieusement dans l’UX/UI n’est plus une neutralité : c’est un handicap compétitif. C’est pour accompagner les entreprises dans cette transformation que notre agence web à Toulon place la performance et l’ergonomie au cœur de chaque projet.
3. UX/UI et IA : continuité des principes, nouveaux risques
L’intelligence artificielle transforme en profondeur les interfaces numériques, notamment à travers les chatbots, les systèmes de recommandation et la personnalisation des parcours utilisateurs. Pour autant, les principes fondamentaux de l’UX/UI restent inchangés :
- la clarté des interfaces,
- l’explicabilité des mécanismes
- et la maîtrise laissée à l’utilisateur demeurent essentielles.
Cette attente est largement partagée, puisque selon PwC, 87 % des utilisateurs souhaitent comprendre comment leurs données sont utilisées. Une expérience peut être techniquement performante et fluide, mais si elle devient opaque, elle altère directement la confiance accordée à la marque ou au service.
Dans ce contexte, les piliers constants d’une expérience utilisateur optimale – renforcés en 2026 – s’imposent plus que jamais :
- la réduction de la charge cognitive,
- l’accessibilité et l’inclusion,
- la cohérence omnicanale,
- ainsi que le respect du consentement et l’absence de dark patterns, ces pages ou messages trompeurs qui poussent les utilisateurs à effectuer des actions qu’ils n’auraient pas choisies en temps normal.
Ces fondamentaux ne sont pas nouveaux, mais leur non-respect est désormais immédiatement sanctionné par l’abandon des parcours et une défiance accrue des utilisateurs.
4. UX/UI Design et communication consciente : mauvaises et bonnes pratiques constatées
Une UX performante ne cherche pas à piéger.La CNIL alerte depuis plusieurs années sur ces pratiques. En 2026, une UX responsable devient un marqueur de maturité organisationnelle.
https://www.cnil.fr/fr/dark-patterns
UX Design à eviter en 2026
1. Bait and Switch (Appâter puis changer les règles)
Vous pensez effectuer une action précise… mais le résultat est tout autre.
👉 L’interface vous promet une chose, puis vous impose une contrepartie non annoncée.
Exemple pédagogique :
« Télécharger gratuitement »… mais seulement après avoir laissé votre email.
2. Confirmshaming (Faire culpabiliser le refus)
Refuser une option devient socialement ou moralement inconfortable.
👉 Les mots ou émojis sont choisis pour vous faire sentir “radin”, “à côté de la plaque” ou “irresponsable”.
Exemple : « Non merci, je n’aime pas recevoir de bonnes affaires. »
3. Disguised Ads (Publicités camouflées)
La publicité se fait passer pour du contenu utile ou un bouton neutre.
👉 Vous cliquez en pensant naviguer, pas acheter.
Exemple : Un faux bouton “Télécharger” qui mène en réalité à une annonce.
4. Forced Continuity (Abonnement qui continue tout seul)
L’essai est gratuit, mais la facturation démarre sans rappel clair.
👉 L’utilisateur oublie, le système n’oublie pas.
Exemple : Essai gratuit avec carte bancaire obligatoire, sans notification de fin.
5. Friend Spam (Utiliser vos contacts contre vous)
Le service accède à vos contacts sous prétexte d’améliorer l’expérience.
👉 Ils sont ensuite sollicités en votre nom.
Exemple :Sur LinkedIn, une action unique envoyait autrefois des invitations à tous vos contacts.
6. Hidden Costs (Frais découverts trop tard)
Le prix final n’apparaît qu’à la toute dernière étape.
👉 Impossible d’anticiper le vrai coût dès le départ.
Exemple :Frais de dossier, taxes ou livraison ajoutés au dernier écran.
7. Misdirection (Détourner l’attention)
L’interface attire votre regard sur un élément secondaire.
👉 Pendant ce temps, une option engageante passe inaperçue.
Exemple : Un bouton “Continuer” très visible, une option payante discrètement cochée.
8. Price Comparison Prevention (Empêcher la comparaison)
Les formats de prix sont volontairement incohérents.
👉 Comparer devient fastidieux, voire impossible.
Exemple :
Un produit au kilo, un autre à la pièce, sans équivalence claire.
9. Privacy Zuckering (Pousser au partage excessif de données)
Les réglages de confidentialité sont volontairement complexes.
👉 L’utilisateur partage plus qu’il ne le souhaite réellement.
Exemple : Sur Facebook, accepter rapidement signifie souvent céder beaucoup plus de données que prévu.
10. Roach Motel (Entrer est facile, sortir est difficile)
Créer un compte est simple. Le supprimer relève du parcours du combattant.
👉 L’effort est volontairement déséquilibré.
Exemple : SEM RSUH 2025 : les informations sur le paiement ne sont pas claires . Par ailleurs, leurprocess de désabonnement est très compliqué : compliqué de trouver l’option se désabonner – puis il faut choisir de rétrograder son abonnement puis nous recevons un email disant vous avez 24H pour confirmer l’annulation. Bref un exemple de tout ece qu’il ne faut pas faire en 2026 !
11. Sneak into Basket (Ajout furtif au panier)
Des options sont ajoutées sans action volontaire claire.
👉 Souvent via des cases pré-cochées ou des étapes ambiguës.
Exemple : Lors d’un achat sur EasyJet, bagage ou assurance ajoutés par défaut.
12. Trick Questions (Questions piégées)
La formulation est volontairement ambiguë.
👉 Vous acceptez sans comprendre exactement à quoi.
Exemple : « Ne pas décocher si vous refusez de ne pas recevoir nos emails. »
13. Scarcity (Rareté artificielle)
On vous fait croire que le produit est presque épuisé.
👉 La pression remplace la réflexion.
Exemple : « Plus que 2 articles disponibles »… en continu.
14. Urgency (Fausse urgence)
Le temps devient un ennemi.
👉 Compte à rebours, alertes rouges, notifications stressantes.
Exemple : « Offre valable encore 4 minutes » (qui recommence plus tard).
15. Social Proof (Preuve sociale manipulée)
Des avis ou actions d’autres utilisateurs sont exagérés ou inventés.
👉 Vous suivez le groupe, sans vérifier la source.
Exemple :
« 127 personnes regardent cet hôtel en ce moment ».
16. Preselection (Choix déjà faits pour vous)
Les options les plus engageantes sont sélectionnées par défaut.
👉 Ne rien faire revient à accepter.
17. Nagging (Sollicitation insistante)
Le refus n’est jamais définitif.
👉 La même demande revient encore et encore.
Exemple :
Notifications, pop-ups ou emails répétés malgré plusieurs refus.
18 Fake Reviews (Avis trompeurs)
Les avis sont inventés, triés ou mis en avant de façon biaisée.
👉 Ils orientent artificiellement la décision.
UX Design pertinents en 2026
- Airbnb : Clarté et pédagogie dans des parcours complexes
- Détails des prix de plus en plus transparents. A présent le prix annoncé dans l’annonce est le prix que l’on retrouve à la fin (les taxes et le ménage ne sont plus indiqués en supplément à la fin).
- Parcours utilisateur guidé sans manipulation
- Comparaison facilitée
Decathlon! : UX e-commerce claire et inclusive
- Fiches produits pédagogiques
- Comparaison facilitée
- Information utile avant persuasion
UX responsable car :
→ Le site aide réellement à choisir, pas seulement à vendre.
Ecosia : Transparence et cohérence entre discours et UX
- Impact environnemental visible
- Aucune pression à l’inscription
- Modèle économique expliqué
Pourquoi il est exemplaire :
→ L’UX est alignée avec la mission.
6. Mesurer l’expérience utilisateur : comprendre et interpréter les KPI
6.1 KPI quantitatifs : définitions, seuils et repères
🔹 Taux de conversion
Définition : pourcentage d’utilisateurs qui réalisent l’action attendue (achat, inscription, prise de rendez-vous).
- Bon taux :
- e-commerce : 2 à 5 %
- SaaS / services : 5 à 10 %
- Mauvais taux :
- < 1 % (souvent symptôme d’un problème UX ou de promesse)
Source : WordStream, IRP Commerce
🔹 Taux de rebond
Définition : pourcentage d’utilisateurs quittant le site après une seule page.
- Bon taux : 30 à 50 %
- Acceptable : 50 à 60 %
- Mauvais : > 70 %
Un taux élevé peut indiquer :
- incompréhension,
- lenteur,
- promesse non tenue.
Source : Google Analytics Benchmarks
Si ces indicateurs révèlent des frictions majeures, une refonte peut s’avérer nécessaire. Pour mieux budgétiser cette étape, n’hésitez pas à consulter notre guide sur le coût de création d’un site internet.
🔹 Temps de complétion
Définition : durée nécessaire pour accomplir une action (formulaire, réservation, achat).
- Bon indicateur : le plus court possible sans générer d’erreur
- Un temps trop long signale :
- complexité excessive,
- surcharge cognitive,
- manque de guidage.
Source : Nielsen Norman Group
🔹 Taux d’abandon
Définition : pourcentage d’utilisateurs qui commencent une action mais ne la terminent pas.
- E-commerce :
- taux moyen : ~70 %
- bon taux : < 60 %
- Formulaires :
- au-delà de 40 %, l’UX doit être questionnée (Source : Baymard Institute)
6.2 KPI qualitatifs (indispensables)
- tests utilisateurs
- score SUS (System Usability Scale)
- verbatims clients
- enquêtes de satisfaction
Les entreprises combinant données quantitatives et qualitatives prennent de meilleures décisions dans 74 % des cas (PwC).
7. UX/UI Design : une compétence stratégique durable
Pour les étudiantes, étudiants, communicants et marketeurs, l’UX/UI n’est pas une spécialisation de niche, mais :
- une grille de lecture,
- un langage commun avec le produit et la tech,
- une compétence de pilotage.
En 2026, l’UX/UI Design ne devient pas important : il devient décisif
L’UX/UI Design a toujours compté. Mais en 2026, il devient un facteur de survie et de différenciation.Dans un monde numérique mature, automatisé et saturé, les organisations performantes seront celles qui conçoivent des expériences :
- claires,
- accessibles,
- honnêtes,
- mesurées,
- respectueuses.
L’expérience utilisateur n’est pas une tendance. C’est une stratégie de long terme. C’est une stratégie de long terme que nous appliquons chaque jour chez Altaïr Communication, pour transformer vos interfaces en leviers de croissance durable.